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CRISE politique : La majorité parlementaire défend le cadre constitutionnel

Députés et sénateurs pro-pouvoirs sont sortis de leur réserve, hier. Ils appellent au respect de la Constitution et soutiennent que seules les élections sont gages d’apaisement.

La coupe est pleine pour les parlementaires pro-pouvoirs. Largement majoritaire au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat, les députés et sénateurs qui soutiennent le pouvoir ont décidé de sortir de leur silence, hier. Echarpe à l’épaule, ces parlementaires se sont présentés à la presse, à la cafétéria de la Chambre basse, Tsimbazaza.

Une déclaration solennelle en réaction à l’énième provocation et troubles causés par leurs pairs qui se sont affublés du surnom « députés pour le changement », a été l’objet de l’invitation. Ils dénoncent que les débats sur les lois électorales n’aient été qu’un prétexte pour troubler la quiétude du pays. Faisant écho aux propos du président Hery Rajaonarimampianina, au palais des sports de Mahamasina, lundi, ils appellent « à préserver comme la prunelle des yeux la Constitution ».
« Nous réitérons que les élections sont l’unique voie qui mèneront à un apaisement dans le pays », soulignent les députés de la majorité. Refusant toute idée de trouble, de coup de force ou encore, de prise de pouvoir hors du cadre de la Constitution, les parlementaires acquis à la cause du pouvoir réitèrent leur encouragement à l’endroit des acteurs concernés à trouver une solution de consensus à la crise politique.

Levée de bouclier

Ils vilipendent les actions de leurs pairs, notamment, la pression voire les menaces qu’ils ne cessent d’adresser à la Haute cour constitutionnelle (HCC), et la Commission électorale nationale indépendante (CENI). « Nous demandons à ce que le principe de la séparation des pouvoirs soit respecté », affirment-ils. Un des principes sacrosaints d’une République et de la démocratie, des valeurs dont se targuent « les députés pour le changement ».

Leurs actes trahissent, pourtant, que ces élus n’hésitent, vraisemblablement, pas à s’asseoir sur les bases de la République et de la démocratie pour conquérir le pouvoir. Sur le parvis de l’hôtel de ville des intentions de sortir du cadre constitutionnel pour défaire par tous les moyens l’administration Rajaonarimampianina commencent à être hurlées.

Les parlementaires majoritaires font, ainsi, une piqure de rappelle en déclarant que les systèmes extraconstitutionnels n’ont fait qu’entrainer le pays dans le gouffre. Ils rejettent donc, toute idée de déchéance ou de démission du Président de la République, d’autant plus qu’il ne reste plus que cinq mois avant l’élection présidentielle. L’idée d’une nouvelle Transition, également, fait l’objet de rejet pure et simple par les parlementaires majoritaires.

KALOINA RAZAFI

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