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Élection du président du football : Madagascar risque des sanctions internationales

La nouvelle élection du président de la Fédération malgache de football (FMF) qui devait se dérouler hier, au plus tard à 10 heures, n’a pas finalement eu lieu. La Fédération veut faire la difficile

Un danger imminent. Comme si tous les chamboulements ne sont pas suffisants pour mettre à terre le ballon rond malgache. A peine debout après la qualification historique à la Coupe d’Afrique des Nations de 2019 (CAN), au Cameroun, le football malgache risque une sanction sévère de la part de la Fédération internationale de football association (FIFA). La nouvelle élection du président de la Fédération malgache de football (FMF) qui devait se dérouler hier, au plus tard à 10 heures, suite à l’Assemblée générale élective (AGE) avortée le 03 novembre, à Sambava, faute de quorum, n’a pas finalement eu lieu. Pour une simple raison, la Fédération veut faire la difficile.

N’ayant pas communiqué le lieu de cette nouvelle élection, cette instance nationale et les membres du comité exécutif ont été invités par le ministère de la Jeunesse et des sports (MJS) tutelle, hier, avec les 22 ligues concernées, au Palais des sports Mahamasina, pour une réunion de réconciliation et de médiation mais elle a brillé par son absence. Cela, en vertu des dispositions de l’article 3, alinéa in fine du décret 2010-001 du 04 janvier 2010, disant que «le ministère en charge des sports prend des mesures adéquates pour prévenir tout litige préjudiciable au développement du sport et favorise le règlement des conflits par des mécanismes de conciliation, de médiation et d’arbitrage».

Seuls quatorze présidents de ligues, à savoir Vatovavy Fitovinany, Vakinankaratra, Melaky, Diana, Analanjirofo, Atsimo-Atsinanana, Atsimo-Andrefana, Bongolava, Atsinanana, Sofia, Amoron’i Mania, Matsiatra Ambony, Anosy et Androy, ont répondu présent à cette réunion.

Après l’élection présidentielle

Selon la déclaration de Théodore Rakotoarimino, la Fédération et les membres du comité exécutif ont tenu une réunion d’urgence, à 12 h 30. Ce n’était qu’à la fin de l’après-midi, dans son communiqué de presse, que la Fédération a donné sa version en «annonçant sa rencontre avec le MJS dans les prochains jours, soit après les élections présidentielles, pour discuter sur les propositions de date et de lieu d’une nouvelle AGE».

Or, les émissaires de la Confédération africaine du football (CAF) et la FIFA ont pourtant pris la peine de se déplacer à Mahamasina pour assister à cette réunion de réconciliation. En tant qu’observateurs, ils n’ont pas le pouvoir de participer ou de discuter lors de la réunion. Eux qui doivent envoyer leur rapport à leur supérieur et c’est à eux de trancher sur la suite de cette affaire. Quelques membres des clubs de supporteurs se sont même déplacés à Mahamasina, hier, pour expliquer la réalité autour de cette élection.

Soafara Pharlin

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