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Santé publique : Nouvelle polémique sur le vaccin contre la rougeole

Pour atteindre le maximum de cible, la campagne de vaccination contre la rougeole sera menée dans les écoles. Cette décision a engendré la grogne des parents malgré que plus d’un millier de cas soient notifiés en deux mois

La campagne de vaccination n’en finit pas de faire parler d’elle. Après la polio, le ministère de la Santé publique mène actuellement une campagne de vaccination contre la rougeole. Cette campagne se déroulera auprès des formations sanitaires et des établissements scolaires, depuis le 31 octobre jusqu’au 6 novembre. Le personnel de santé a déjà obtenu une autorisation émanant du ministère de l’Éducation nationale pour le bon déroulement de cette opération, selon le médecin inspecteur à Antananarivo-ville, Dr Hanitra Randrianarison. Cette décision a suscité des remous chez les parents d’élèves qui se demandent pourquoi leurs enfants doivent être de nouveau se faire vacciner, alors que ces derniers l’étaient déjà à leur neuvième mois. Les commentaires vont bon train sur les réseaux sociaux, surtout à travers les pages dédiées à la santé. Les parents s’inquiètent du sort de leurs progénitures, surtout qu’ils vont retourner sur les bancs de l’école après les vacances de Toussaint.

«Mon fils a déjà un pédiatre que je n’hésiterai pas à consulter en cas d’anomalies. Il n’y a aucun raison pour qu’il puisse se faire vacciner à l’école», a expliqué Mirana Rakotonirina, une mère de famille. Pour rassurer les parents, le Dr Hanitra Randrianarison a indiqué que la vaccination n’est pas obligatoire mais elle est fortement recommandée. «Un enfant qui a contracté la rougeole risquerait de contaminer au moins une trentaine d’enfants de son entourage. Ceux qui sont déjà vaccinés seront par contre davantage immunisés», a-t-il rassuré, avant de poursuivre que «durant la période de contagion, il faut éviter les contacts avec l’entourage. Les cours risqueraient donc d’être suspendus pendant une vingtaine de jours, voire même la fermeture de l’école».

En revanche, les cas notifiés ne cessent de grimper. 200 nouveaux cas ont été répertoriés en une semaine, ce qui revient à un millier d’enfants contaminés en deux mois. Malgré tout, le taux de couverture vaccinale est encore faible et n’arrive pas à atteindre les 95% recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce taux est actuellement de 24%, selon le résultat obtenu durant la Semaine de la santé de la mère et de l’enfant (SSME). «Depuis le 31 octobre, date du début de cette campagne «spéciale», le taux de couverture vaccinale est de 15%, alors que nous devrions atteindre les 75%. La non atteinte des objectifs risqueraient davantage de multiplier le nombre d’enfants contaminés», a conclu le Dr Hanitra Randrianarison. À rappeler que la fièvre, l’écoulement nasal, les yeux rouges, l’éruption cutanée qui se manifeste par des petits points rouges, font partie des symptômes de la rougeole.

Hanitra Rakotobe

Le ministère dément les cas suspects de décès
Deux personnes auraient succombé à la rougeole dans la capitale selon un médecin qui souhaite garder l’anonymat. Les défunts sont âgés de 23 ans et 6 mois, et présentaient des signes cliniques. Le dernier décès remontait à samedi selon toujours cette source. Les investigations menées par le ministère de tutelle ont permis de déduire qu’il ne s’agit aucunement de la rougeole malgré les signes révélateurs constatés par les médecins.

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