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Malnutrition infantile : L’ordonnance exigée pour l’achat de compléments alimentaires

Le commerce des compléments alimentaires pour les enfants de moins de six mois doit se faire uniquement auprès des pharmacies. L’achat de ces produits nécessitera également une ordonnance d’un(e) pédiatre selon l’ONN

La vente des compléments alimentaires pour les nourrissons de moins de six mois sera soumise au contrôle strict pour lutter contre la malnutrition. Ces produits ne doivent être commercialisés qu’auprès des établissements pharmaceutiques. Dans le cas contraire, ils feront l’objet d’une confiscation. C’est ce qui a été annoncé hier par le coordonnateur national de l’Office national de nutrition (ONN), Ambinintsoa Andriamboahangy Raveloharison.

Ce dernier a indiqué que les compléments alimentaires pour cette catégorie d’âge sont considérés comme des produits thérapeutiques. «Toutes les mères allaitantes doivent procéder à l’allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois du nourrisson. Certaines mères n’allaitent pas leurs enfants pour garder leur forme, ou encore parce qu’elles n’ont pas assez de temps pour le faire», a-t-il indiqué. Selon ce responsable, le lait maternel contient tous les nutriments dont un nourrisson a besoin.

MALNUTRITION

Les suppléments alimentaires ne devront alors être introduits qu’à partir du sixième mois de l’enfant, lorsque le besoin se présente. Mais la mise en œuvre de cette mesure est encore un combat de longue haleine, comme ce fut le cas pour la vente de médicaments dans les épiceries. Le problème se pose également pour certaines mères qui ne bénéficient pas de leur droit d’une heure chaque jour pour allaiter leurs bébés. Un cas qui devrait être suivi de près par les autorités compétentes.

Toutefois, un comité interministériel qui verra la participation des ministères du Commerce et de la consommation, de celui de l’Industrie et du développement du secteur privé ainsi que celui de la Santé publique, sera mis en place pour contrôler ce commerce des compléments alimentaires.

Pour améliorer la situation nutritionnelle des enfants, notamment ceux âgés de plus de six mois mais qui ne peuvent pas s’offrir des suppléments alimentaires, l’ONN prévoit actuellement de redynamiser les centres nutritionnels Secaline. 4.500 centres sur les 6.000 répertoriés dans les 22 régions ont déjà rouvert leurs portes.

«L’ouverture de ces centres s’effectue en fonction des besoins des communautés et par rapport au taux de malnutrition des localités concernées. Plusieurs paquets de services sont disponibles auprès de ces centres, notamment les prises de poids et de mesures, la distribution de nourriture ou encore la surveillance de la santé de la mère et de l’enfant», a renchéri le coordonnateur de l’ONN.

Hanitra Rakotobe

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