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Épidémie : L’enterrement des pestiférés dans le caveau familial autorisé

Un protocole a été mis en place pour l’inhumation des pestiférés dans le caveau ancestral. Toutes les étapes précédant l’enterrement sont par contre obligatoirement assistées par des équipes sanitaires

Révolution de l’inhumation. La mise en œuvre de l’enterrement des personnes décédées de peste dans la terre ancestrale sera effective pour la prochaine saison pesteuse. C’est ce qui a été décidé hier à Ivato, durant la validation du protocole des enterrements dignes et sécurisés des personnes décédées de la peste à Madagascar. Ce protocole a été conçu par des équipes scientifiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du ministère de la Santé publique et qui prend en compte les us et coutumes de toutes les régions de Madagascar. Toutes les étapes sont assistées par des équipes sanitaires, notamment le toilettage et désinfection du cadavre, l’habillage du corps, la mise en «body bag», la veillée funèbre, le déplacement du corps vers le village natal et l’enterrement proprement dit. Ce protocole oblige aussi le médecin inspecteur ou un agent de santé compétent d’effectuer au minimum une fois par an l’inspection inopinée des lieux où l’on a effectué l’enterrement des personnes décédées de la peste en se référant à la liste qui doit être aussi disponible auprès des fokontany. Cette initiative a été prise, compte tenu des problèmes rencontrés par les autorités sanitaires durant l’épidémie de peste pulmonaire urbaine, notamment le refus de la famille d’enterrer les pestiférés dans les fosses communes.
«Ce protocole concilie à la fois les us et coutumes et la sécurité sanitaire. La famille des pestiférés doit obligatoirement se soumettre aux procédures sanitaires définies dans ce protocole pour lutter contre la dissémination de l’agent pathogène au sein de la population», a avancé le ministre de la Santé, Pr Lalatiana Andriamanarivo.

Mesures draconiennes

Par ailleurs, la mise en œuvre de ce protocole nécessite des moyens humains, financiers et des équipements. La représentante de l’OMS à Madagascar, Charlotte Faty Ndiaye a tenu à rassurer que tous les moyens nécessaires sont déjà prêts, notamment les sacs mortuaires, les antiseptiques et les kits de protection. Par contre, les frais de transport du décédé dans le caveau familial est à la charge de la famille tout en respectant les dispositions sanitaires en vigueur. La dépouille mortelle est préparée par une équipe de quatre personnes formées pour les enterrements, notamment ceux de la Croix-Rouge, le Bureau municipal d’hygiène (BMH) et les équipes de santé. Les femmes formées pour la prévention et le contrôle de l’infection prépareront le corps des femmes, et les hommes formés ceux des hommes. L’équipe sanitaire se charge de l’enterrement en présence de quelques membres de la famille dans un lieu séparé du caveau familial «anirotra» en présence des membres de la famille, de l’autorité locale et des forces de l’ordre. La partie superficielle de la fosse doit être couvert de ciment tout en mentionnant les nom et prénom de la personne décédée, la date du décès et l’interdiction d’exhumation pendant sept ans.

Hanitra Rakotobe

6 commentaires

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