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Eau et assainissement : Possibilité de forage sur 45% du territoire du Grand Sud

Une étude menée par le ministère de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures, en partenariat avec l’Union européenne et le Fonds des Nations unies pour l’enfance a permis d’identifier les zones où il est potentiellement possible de réaliser des forages d’eaux dans le Grand Sud.

45% du territoire du Grand Sud de Madagascar offrent un potentiel exploitable en eaux souterraines. C’est ce qui ressort de l’étude menée par le ministère de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures (MEEH) avec le soutien de l’Union européenne et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Ces recherches qui sont en cours de finalisation, ont pour objectif d’identifier les sites où il est possible d’effectuer des forages d’eau. Le directeur général du MEEH, Luciano Andriavelojaona a affirmé, hier à Ivandry, lors de l’atelier sur la cartographie du potentiel en eaux souterraines du Grand Sud à l’aide de l’imagerie satellite, que ces travaux entrent dans le cadre de l’amélioration de l’accès de la population de cette partie Sud de Madagascar à l’eau et à l’assainissement.

La représentante résidente de l’Unicef, Elke Wisch, a déclaré que le taux d’échec élevé des forages d’eaux dans le Sud vient du fait que les données hydrographiques sur les sous-sols de cette zone ne sont pas assez fournies. «Les techniciens réalisent des infrastructures qui ne profitent pas aux populations locales. Les puits ne sont pas construits au bon endroit», s’est-elle désolée. Elle a assuré que les résultats de cette étude réalisée avec la contribution des chercheurs du Joint Rechearch Centre (JRC) d’Ispra Italie devrait permettre d’améliorer la situation dans cette partie de l’île.

L’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, Antonio Sanchez-Benedito a également insisté sur l’importance de cette étude pour le développement de la région semi-aride du Sud. Il a affirmé que les informations disponibles sur le potentiel en eaux des sous-sols dans cette partie de la Grande île seront maintenant plus précises. «Ce que les chercheurs ont réalisé dans le cadre de cette étude était un exercice difficile, dans la mesure où cela a nécessité une expertise pointue et une technologie très complexe», a-t-il noté. L’ambassadeur de l’UE a précisé que les données hydrogéologiques ont été combinées avec des images satellitaires pour fournir des indications assez précises des zones où il est possible de trouver de l’eau.

Le chercheur du JRC, François Kayitakire, ayant participé à la réalisation de cette étude, a confirmé qu’ils ont pu établir une carte des zones potentiellement riches en eau dans leur sous-sol. «La prochaine étape pour les chercheurs sera d’identifier les localités qui abriteront les infrastructures de forage pour la fourniture d’eaux dans ces régions», a-t-il conclu.

Didier Rambelo

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