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Catastrophes naturelles : Un stock de prépositionnement pour 50.000 personnes déjà disponible

Le gouvernement a déjà prépositionné un stock d’urgences pour 50.000 personnes jusqu’en avril. Les capacités logistiques des structures nationales et régionales seront aussi renforcées

Compte tenu des leçons apprises durant le passage du cyclone Enawo en 2017, l’État a déjà prépositionné des stocks d’urgence jusqu’en avril. Des stocks censés soutenir près de 50.000 personnes durant cette saison cyclonique et comprenant, entre autres, des kits d’hygiène, des bâches, des vivres, des couvertures ainsi que des kits relatifs à l’éducation pour le relèvement de la population. Durant la présentation officielle du rapport post-cyclone Enawo et Ava hier au palais de Mahazoarivo, le Premier ministre Olivier Mahafaly a indiqué que Madagascar améliorera davantage les préparations afin de réduire les risques de catastrophes sur la population et faire de Madagascar un pays résilient. Actuellement, les équipes du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) sillonnent les régions et les districts vulnérables pour la sensibilisation de la population pour les préparatifs y afférents. Ces équipes collectent aussi à la fois les données relatives au passage du cyclone Ava pour le renforcement des capacités logistiques des structures nationales et régionales.
«Les efforts du gouvernement sont axés sur la résilience et la préparation face aux catastrophes à Madagascar. Ces efforts ont visiblement commencé à porter leurs fruits si on se réfère aux résultats obtenus lors du passage du cyclone Enawo où 21 millions de dollars ont été mobilisés, contre 36 millions de dollars pour les précédents cyclones», a renchéri le locataire de Mahazoarivo

Inclusion du secteur privé

Par ailleurs, la gestion des risques et catastrophes n’engage pas uniquement le gouvernement mais aussi le secteur privé qui a mobilisé ses efforts pour les actions de ripostes. 700.000 dollars ont été mobilisés par ce secteur durant le passage du cyclone Enawo dans le pays. Cette initiative a été félicitée par le Directeur des opérations du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) John Ging qui est actuellement dans nos murs. Selon lui, Madagascar est un exemple à prendre pour les pays africains et pour le monde entier, concernant l’inclusion du secteur privé dans l’humanitaire. Le Premier ministre a aussi encouragé cette implication du secteur privé, ne serait-ce que pour l’acheminement des dons dans les zones enclavées ou impraticables. Il a pris comme exemple le cas de Maroantsetra, l’état de son aéroport a des impacts conséquents sur les réponses apportées par le gouvernement et ses partenaires. Malgré les efforts menés, les défis restent toutefois énormes selon le secrétaire exécutif adjoint du BNGRC, le général Charles Rambolarson. «Le système d’alerte aux inondations ne couvre pas toutes les villes à fort risque d’inondation. La présence des services de secours et de sauvetage n’atteint pas encore tous les districts et la plupart des régions ne disposent pas de centre de gestion de crise».

Hanitra Rakotobe

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