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Menace d’une année blanche : Les écoles privées préparent un plan B

Les écoles privées organiseront des examens de passage dans le cas où les examens officiels n’auraient pas lieu cette année. Les conditions d’admission seront toutefois plus strictes que d’habitude

Les écoles privées se préparent au pire, face à la menace d’une année blanche. La Direction nationale des écoles privées (DNEP) a en effet décidé d’organiser des examens de passage de haut niveau et des classes «spéciales», afin de remplacer les examens officiels. Selon une source concordante auprès de cette direction, le maintien des dates des examens officiels est une décision un peu précipitée du ministère de l’Éducation, car bon nombre d’établissements publics n’ont pas encore achevé leur programme. Le report des dates des examens officiels implique par contre une charge financière supplémentaire pour les parents. «Quand la date des examens officiels est définie, les élèves admis dans cette classe spéciale vont y participer. Nous n’avons pas encore déterminé les moyennes d’admission, mais la sélection sera beaucoup plus rigoureuse que les examens de passage ordinaires », selon une source auprès de la DNEP. Une déclaration officielle à ce sujet sera ainsi prochainement effectuée. Pour la Direction nationale des écoles libres de Madagascar (DNELM), l’organisation d’un examen exceptionnel en est la solution à cette grève illimitée des enseignants. «Nous demandons à ce que la date de l’examen du CEPE soit maintenue dont le but est d’alléger les parents des frais de scolarité. Ce plan B des écoles privées sera encore soumis au ministre de l’Éducation nationale très prochainement», selon un membre de la DNELM, Heriniaina Razanadrakoto.

De l’autre côté, le ministre de l’Éducation nationale, Horace Gatien a encore une fois appelé les enseignants grévistes à reprendre leurs activités hier. Selon lui, des efforts ont été mobilisés par le gouvernement pour le paiement de leurs indemnités qui s’élèvent à 155 milliards d’ariary. Il a annoncé que le ministère prendra en retour toutes les mesures nécessaires pour la reprise des cours dans les plus brefs délais. Il s’est par contre abstenu de dévoiler les mesures à prendre. «Cette grève doit prendre fin pour l’intérêt des élèves malgaches. Cette revendication syndicale a pris une tournure politique, le véhicule ainsi que la sonorisation utilisés par ces enseignants grévistes ne font que refléter la réalité», selon Horace Gatien.

L’apprentissage du français renforcé
Le ministre de l’Éducation Horace Gatien et l’ambassadeur de France à Madagascar, Véronique Vouland-Aneini ont signé hier une convention de partenariat. Cette signature entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Perform» financé à hauteur de 250.000 euros. Les enseignants ainsi que les élèves dans les CEG et les lycées en seront les principaux bénéficiaires. L’objectif est de renforcer l’apprentissage de la langue française, surtout pour les lycéens qui entreront bientôt sur le marché du travail.

Hanitra Rakotobe

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