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SORTIE DE CRISE : Les négociations se poursuivent

Sous l’égide de Joaquim Chissano, les négociations pour une sortie consensuelle à la crise se poursuivent. Des pourparlers qui impliquent les représentent des trois Chefs d’Etat.

Les délégations représentant respectivement le président Hery Rajaonarimampianina, et les anciens Chefs d’Etat que sont Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, se sont réunies pour la troisième fois au bureau de liaison de l’Union africaine, à Ankorondrano. Il s’agit d’une négociation conduite par Joaquim Chissano, médiateur de la Communauté de développement des Etats d’Afrique austral.

Des séries de réunion qui ont amené l’émissaire de la SADC à rallonger son séjour dans le pays. L’objet des réunions est la rédaction d’un accord politique qui mettra fin de manière consensuelle la crise actuelle. Un point mettrait toutes les parties d’accord. Il s’agit du principe selon lequel l’issue du problème politique actuel ne devrait pas aller au-delà du cadre constitutionnel.

Il ne serait pas question d’une démission du Président de la République, comme il est revendiqué sur le parvis de l’hôtel de ville par les députés pour le changement. Pareillement, les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale restent aussi, à leur place. La seule institution concernée par les décisions faisant suite à l’accord politique entre les trois parties aux négociations conduite par le médiateur de la SADC, serait le gouvernement.

Un changement de gouvernement, pour un gouvernement de consensus ferait son chemin dans les discussions. Si les bases de l’accord sont pratiquement acquises, le maintien des revendications et la virulence des discours sur la place du 13 mai rendrait difficile l’accord final. A Analakely, les députés pour le changement maintiennent leurs revendications et veulent même renforcer le mouvement pour accélérer la démission de tous les Chefs d’institutions.

Pour une concrétisation de l’accord politique, cependant, il serait demandé aux députés pour le changement de changer de discours, et de mettre fin aux manifestations sur le parvis de l’hôtel de ville. Le fait que les députées Christine Razanamahasoa, pour Andry Rajoelina, et Hanitra Razafimanantsoa, pour Marc Ravalomanana, participent aux négociations, malgré les propos virulents contre Joaquim Chissano est déjà une bonne chose.

KALOINA RAZAFI

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