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REMY HUBERT : « Volobe proposera une énergie bon marché pour les consommateurs »

Le directeur général de Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) a apporté plus de détails sur la centrale qui va produire 120 mégawatts dans l’Est de l’Ile. Une centrale qui ambitionne de produire l’électricité la moins chère du pays.
Le projet de Volobe est de nouveau remis sur le tapis. Qu’est-ce qui garantit que cette fois-ci ce projet va être lancé et finalisé ?

Le projet de Volobe a été étudié depuis cinquante ans. Le site géographique est connu de l’ensemble des bureaux d’études, de différentes administrations Malgaches. Mais la capacité pour la Jirama et les services de l’Etat, à l’époque, n’a pas rendu possible le développement de ce projet, notamment par manque de ressources internes et de moyens financiers. Hery Rajaonarimampianina a décidé de confier au secteur privé cette responsabilité de le développer. Et les conditions permettant de lancer ce projet sont actuellement réunies.

Où en sommes-nous donc actuellement ?

Nous sommes dans la phase de développement du projet. Cette phase va nous permettre de trouver les moyens pour financer le projet. Ces moyens financiers sont apportés à 30% par les actionnaires (qui sont déjà acquis), et les 70% par les banques internationales comme la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et PROPARCO. Nous nous attelons également à réunir l’ensemble des éléments techniques, les aspects juridiques dont la signature des contrats de concession, et des contrats d’achat d’électricité. Et ce, pour montrer aux financeurs qu’il y a un engagement de l’Etat et de la Jirama sur ce projet.

Et pour ce qui est de la construction de la centrale ?

Cette construction va durer entre trois à quatre ans. Nous allons dans un premier temps sécuriser l’ensemble des accès au site, consolider les routes pour y accéder, mettre en place l’ensemble des basiques permettant aux ouvriers d’y travailler. Ensuite, Il y aura deux phases, notamment les travaux sur la rivière (détournement de la rivière pour le montage du barrage), qui dureront deux ans, et en parallèle, le travail sur l’usine. Une fois le génie civile effectuée, il y aura les installations des équipements comme les turbines ou les transformateurs. Tout ça va coûter, pas moins de 300 millions d’euros. Mais nous allons encore essayer de diminuer ce coût.

Une fois en place, à qui confierez-vous l’exploitation de cette centrale ?

Il est prévu que c’est Jovena qui prendra en charge l’exploitation. Celle-ci sera aidée par des experts internationaux, en vue de former et d’accompagner les personnels Malgaches. L’objectif, c’est qu’après cinq ans d’exploitation, la centrale puisse être exploitée à 100% par des Malgaches.

Dans cette exploitation, combien la Jirama aura à payer pour le kilowattheure ?

Nous avons déjà fait des modélisations. Les premières ont été faites sur la base d’une durée de concession de 50 ans, dont un coût moyen de 8,1 cents d’euros a été prévu. Mais comme l’Etat nous a demandé de réduire la durée de notre concession, nous sommes en train de revoir le calcul, et de diminuer le coût des travaux pour avoir le prix le plus compétitif possible. Aujourd’hui, le coût de revient moyen de la Jirama est de 22 à 25 cents d’euros le kilowattheure, nous allons proposer de l’énergie inférieure à 10 cents d’euros le kilowattheure. Volobe proposera de l’énergie bon marché pour les consommateurs.

Rado Andriamampandry

1 commentaire

  1. zandry Gasy Repondre

    ilaina ny fanimpin’izy ireo satria hita mbola tsy maharaka ny JIRAMA eo amin’ny famatsiana herinaratra eto amitsika,noho izany tokony hiara-hiasa izy sy ny JIRAMA mba tsy hisy intsony ny Delestage,

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