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NTIC : Le développement informatique victime d’une fuite de cerveaux

Les compétences des développeurs informatiques malgaches semblent très appréciées ailleurs. Malheureusement, la situation qui prévaut sur le marché du travail favorise les départs des techniciens vers l’extérieur.

Le gérant d’OpenFlex, une société spécialisée dans le developpement informatique, Simon Lee se félicite des compétences des jeunes dans le domaine de l’informatique. «Il y a d’excellents développeurs dans ce pays, mais le problème c’est que la majorité d’entre eux partent travailler à l’étranger. Des grandes entreprises de services informatiques ayant leur filiale à Madagascar recrutent les meilleurs techniciens avec des conditions auxquelles les petites structures ne pourront jamais répondre», regrette-t-il.

La Grande île ne profite pas de ce potentiel intellectuel du fait de la situation du marché local du travail. Cet entrepreneur reconnaît que le fait pour un développeur d’émigrer en Europe n’est pas un mal en soi, parce qu’il a le droit d’aspirer à une vie meilleure. Mais la fuite de compétence est toujours dommageable pour l’économie locale, parce ces développeurs informatiques auraient pu contribuer au développement du secteur. Les choses ne s’arrêtent toutefois pas là, à en croire Simon Lee. Il a indiqué que les bons éléments -ceux qui ne sont pas partis- sont engagés par les compagnies off-shore en services informatiques qui travaillent pour le compte des géants internationaux de l’informatique. «Là encore, c’est l’économie nationale qui en pâtit parce ces produits informatiques sont destinés à des utilisateurs à l’extérieur», a encore déploré le dirigeant d’entreprise. Il a poursuivi que même la qualité de ces produits sont de loin, meilleure que celle des prestations que ces sociétés réalisent pour le compte de leurs clients locaux. À ce sujet, il a souhaité que l’État prenne des mesures pour équilibrer cette concurrence qu’il qualifie de déloyale.

Simon Lee n’a pas manqué de parler de la situation du marché local du numérique. Beaucoup d’entreprises malgaches travaillent encore avec des logiciels de version très ancienne. «Il y en a qui se servent encore des toutes premières versions de ces solutions informatiques, tandis que d’autre enregistrent encore leurs mouvements comptables sur des cahiers» a-t-il noté. Avec des outils très peu performants, ces sociétés ne pourront pas être performantes. Il a affirmé que du fait de l’évolution technologique, ces unités de production sont quand même obligées de se mettre à niveau. Il y en a qui fournissent l’effort pour moderniser leur système de gestion parce qu’ils ont pris conscience qu’ils ne peuvent qu’y gagner, notamment en termes de rentabilité.

Didier Rambelo

4 commentaires

  1. aina Repondre

    L’Etat essaye déjà de créer des emplois dans ce de domaine. Il faut que les jeunes appliquent ces compétences dans le marché local pour participé au développement du pays.

    1. james Repondre

      C’est vraie que l’Etat actuel fait des efforts pour faire progresser Madagascar,Parce qu’ils sentent que nous avons besoin d’une nouvelle technologie pour améliorer notre façon de t

  2. james Repondre

    Nous avons vraiment besoin de technologie pour améliorer la façon de travailler

  3. komi Repondre

    c’est déjà une des projet de l’Etat de favoriser le travail dans ce domaine de technologie comme par exemple la recensement de la population actuel. Une grande opportunité pour notre pays mais il faut le soutenir

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