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Métaux précieux : 700 kilogrammes d’or exporté depuis le début de l’année

Les choses s’améliorent au sein de la filière or depuis la mise en place de l’Agence Nationale de l’Or. La quantité de métal déclarée par les exploitants ne cesse d’augmenter chaque année.

Les statistiques disponibles auprès de l’Agence Nationale de l’Or (ANOR) révèle que Madagascar a exporté 717 kilogrammes d’or entre le mois de janvier et le 10 avril dernier. Ce chiffre dépasse largement les 584 kilos de métal jaune déclarés à l’exportation par les exploitants en 2016, contre six kilos en 2008. La meilleure performance de la filière a été enregistrée l’année dernière avec 2 833,7 kilos d’or expédiés à l’extérieur.
L’on apprend du Directeur des Opérations de l’ANOR, Vololona Rakotonomenjanahary que Dubaï constitue la première destination de l’or extrait du sous-sol de Madagascar. Ce pays du Golfe achète –d’après les statistiques disponibles au 10 avril 2018- 92% du métal jaune de l’île, contre 7% pour Hong Kong tandis que 1% des exportations du pays va à Singapour.

Ce qu’il faut retenir de ces statistiques c’est que le prix de l’or appliqué sur le marché intérieur présente un écart assez important par rapport au cours du métal au niveau international. Effectivement, le gramme de l’or (24 carats) se négocie à 42,95 dollars soit 138 468 Ariary alors que le tarif auprès de l’orpailleur se situe entre 80 000 Ariary et 90 000 Ariary dans la région de Maevantanana. Cette valeur monte à 100 000 Ariary à Mananjary et à 115 000 Ariary à Dabolava. Doit-on en conclure que les quelque 600 000 orpailleurs qui nourrissent leur famille avec ce métier ne profitent pas encore pleinement de cette manne. Les collecteurs et les exportateurs en sont les plus grands gagnants.

Quoi qu’il en soit, les choses sont en train de s’améliorer au sein de la filière. Le ministre auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole, Ying Vah Zafilahy avait affirmé, vendredi dernier à Ivato que l’Etat a pris des dispositions permettant de garantir une meilleure canalisation de la production aurifère et d’assurer plus de traçabilité du métal. Ainsi, l’administration a instauré une nouvelle manière de gérer les filières minières afin que les activités des opérateurs aient effectivement des retombées sur l’économie nationale et contribuent réellement à l’amélioration de la qualité de vie de la population des régions abritant des gisements de métaux précieux.
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Didier Rambelo

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