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CENI : Un calendrier électoral avec ou sans consensus politique

La Commission électorale nationale indépendante exhorte les politiciens à parvenir à un consensus jusqu’au 13 juin. Une fois cette échéance dépassée, elle envisage de fixer unilatéralement les dates des élections même si aucun accord ne sera conclu

Ultime appel. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) fait part de sa volonté d’organiser coûte que coûte les élections présidentielles. Selon Hery Rakotomanana, son président, elle compte définir un calendrier final, même si les politiciens n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente. Elle donne donc jusqu’au 13 juin aux politiciens pour trouver une issue au dialogue déjà entamé depuis quelques semaines.

«Pour le moment, nous attendons avec patience le résultat des discussions et rencontres qui se déroulent actuellement. Les politiciens doivent trouver un consensus dans cet intervalle de temps fixée par la CENI. Dès que ce délai arrivera à son terme, nous pourrons sortir un calendrier électoral définitif», a-t-il déclaré en marge de la signature de la convention de partenariat entre la CENI et le Centre européen d’appui électoral (ECES), à Nanisana hier.

CALENDRIER ELECTORAL

Selon toujours Hery Rakotomanana, ce futur calendrier électoral sera établi suivant les dispositions du nouveau code électoral promulgué récemment par le Président de la République. Il demande aux politiciens de prioriser l’intérêt de la Nation afin que l’élection puisse se tenir dans la sérénité et acceptée par tous. En même temps, l’ancien bâtonnier insiste sur la nécessité de rester dans le cadre constitutionnel, quel que soit le type de solution qui pourrait être trouvée durant ces discussions.

Pour la société civile, cette initiative de la CENI va contribuer à instaurer une situation d’apaisement dans le pays. C’est le cas, entre autres, du Conseil national pour l’organisation des élections (KMF/CNOE).

Un des membres de cet organisme souligne que l’inexistence de calendrier électoral pourrait prolonger la situation politique actuelle. «Il serait difficile de définir un calendrier si le consensus sur le code électoral n’est pas trouvé», a soutenu Aimée Ratsimbazafy, membre du KMF/CNOE.

«La promulgation à temps du code électoral va permettre la réalisation de l’élection. Le chef de l’État a déjà promulgué les articles jugés conformes à la Constitution par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). Cependant, certains passages devraient encore être étudiés par le Parlement, or, la grève des députés de l’opposition risque de compliquer la tenue d’une session allant dans ce sens», a-t-elle expliqué

TSILAVINY RANDRIAMANGA

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