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Blanchiment d’argent : Compte bancaire recommandé aux partis politiques

A l’approche de l’élection, le Service des renseignements financiers (SAMIFIN), recommande l’ouverture d’un compte bancaire pour chaque parti politique. Son directeur général, Boto Tsara Dia Lamina a indiqué que le financement des partis politiques pourrait favoriser le blanchiment de capitaux. Pour cause, les lois électorales n’obligent pas, selon lui, les partis politiques à ouvrir un compte bancaire, alors que le financement dont disposent les partis dépasse parfois la limite autorisée par la loi sur le blanchiment de capitaux.

«Il y a une différence flagrante entre les dispositions des textes électoraux et celles de la loi sur le blanchiment des capitaux. Les textes électoraux laissent une option aux partis politiques qui peuvent ouvrir ou non un compte bancaire. Pourtant, le financement d’un parti politique dépasse dans la plupart des cas le seuil des 50 millions d’ariary, le montant auquel la loi sur le blanchiment de capitaux recommande la possession d’un compte bancaire pour un souci de transparence», a-t-il expliqué au téléphone hier.

Boto Tsara Dia Lamina a par ailleurs avancé que cette recommandation est une application de la disposition des lois électorales qui exigent la possession d’une source financière claire. Pour le transformer en loi, cette recommandation sera proposée au Parlement qui va l’examiner, selon toujours le DG du SAMIFIN.

À noter que le SAMIFIN a participé à l’élaboration des textes électoraux. Il a recommandé des passages liés au blanchiment de capitaux. Actuellement, ses membres poursuivent leur tâche dans la vulgarisation des textes concernant les cas de blanchiment d’argent pendant la période de campagne électorale ou lors de l’élection. Le SAMIFIN étudie également les plaintes ou suspicions de blanchiment de capitaux pendant cette période.

T.R

4 commentaires

  1. Harena Repondre

    c’est une belle initiative, car ont voit tout de suite les actes cruels des hommes politiques comme Andry rajoelina.

  2. komi Repondre

    le pouvoir actuel malgache ne cesse trouver une idée pour la transparence du gestion du budget de l’Etat

  3. aina Repondre

    Oui il faut suivre de près et encore augmenter les suivis pour distinguer les illégalités et les corruptions.

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