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Vent d’espoir

Un nouveau salon dédié aux mines et au pétrole a ouvert ses portes hier à Ivato. Il faut dire que chaque année désormais et ce depuis 2011, ce secteur est régulièrement mis sous les feux des projecteurs lors d’évènement de ce genre. La formule change évidemment selon le ministre qui passe mais le contenu et l’objectif restent les mêmes : attirer les investisseurs, notamment étrangers. Malheureusement, force est de constater que ces derniers tardent à affluer. Ils sont seulement 14 à mener des opérations d’exploration alors que le pays dispose de centaines de blocs qui n’attendent que des preneurs. Et pourtant, le régime Rajaonarimampianina en particulier a déployé un effort considérable en organisant des « road show » dans les pays les plus stratégiques comme Londres, pour faire connaitre les potentiels de Madagascar, mais les résultats tardent à se concrétiser après les bons contacts établis lors des B to B entre les opérateurs. Pourquoi ? C’est la question à laquelle il faut d’abord répondre si l’on veut réellement tirer profit de ces salons internationaux. A l’heure actuelle, les ressources dont dispose Madagascar sont déjà sans doute assez connues dans le milieu des opérateurs miniers mondiaux. Le saphir d’Ilakaka ou le rubis d’Andilamena sont devenus de véritables références sur le marché mondial. Il faut également reconnaitre que la conjoncture internationale avec le cours des matières premières qui n’a cessé de chuter n’était pas vraiment propice au lancement de nouveaux projets de prospection. Ceux qui étaient déjà en cours avaient même décidé de ralentir la cadence voire de se mettre en veilleuse en attendant les jours meilleurs. Aujourd’hui, l’espoir est permis puisque le cours des principaux produits commence à afficher une courbe ascendante. Même le nickel qu’Ambatovy exploite enregistre un léger mieux qui apporte à nouveau l’optimisme chez la compagnie. Il est possible que Madagascar soit à la veille d’une nouvelle période faste pour le secteur minier et pétrolier, à l’image de la deuxième moitié des années 2000 lorsque le pétrole avait franchi le seuil des 100 dollars le baril et le nickel à plus de 52 000 dollars la tonne. Croisons les doigts.

Mahefa Rakotomalala

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