TwitterFacebook

Devoir et non choix

Hery Rajaonarimampianina aurait pu rester intransigeant jusqu’au bout face à la pression des manifestants de la place du 13 mai. Même si le mouvement avait fait grand bruit lors de sa première journée le 21 avril, il était évident par la suite qu’il n’avait ni l’ampleur ni la légitimité pour pousser le président à céder à une demande de démission. Les leaders, étaient même en panne de motif valable, pour soutenir leur revendication, évoquant une accusation de corruption sans preuve tangible, à part les publications diffamatoires et montées de toute pièce sur les réseaux sociaux, et exploitaient au maximum la mort d’un manifestant pour tenter de mettre du sang sur les mains des dirigeants et toucher la fibre sentimentale des Malgaches. Le régime Rajaonarimampianina aurait donc pu faire la guerre d’usure, laissant le bras de fer durer des mois d’autant que malgré le forcing des grévistes pour obliger les agents de l’Etat à faire grève, la machine administrative a continué à tourner. Et en voyant le nombre de manifestants qui s’amenuisait sur la place du 13 mai, il était clair que cette stratégie aurait pu finir par payer. Mais la question est : si cette stratégie pouvait bien arranger la situation du régime, servirait-elle à l’intérêt supérieur de Madagascar ? Notre pays avait et a surtout besoin que le calme revienne au plus vite, que la population, les investisseurs nationaux et étrangers, les employés, les entreprises et les élèves et parents d’élèves retrouvent une sérénité pour pouvoir vivre tranquillement et pratiquer leurs activités. Les traumatismes de la crise de 2009 sont encore dans les têtes et au moindre risque, tout le monde rentre dans sa coquille. Les entreprises réduisent leurs activités, la population se serre la ceinture et les investisseurs retardent des projets qui auraient déjà dû démarrer. Bref, l’économie et le pays tout entier étaient en train de ralentir, ce qui anéantirait les efforts et les étapes déjà franchis depuis 2014. Il n’y a qu’un vrai patriote pour comprendre et accepter de prendre le chemin le plus court pour limiter les dégâts. Se soumettre à la décision de la HCC n’était pas un choix mais un devoir. Ce n’est pas un signe de faiblesse mais de sagesse, de véritable patriotisme.

Nirina Ramanantsoa

1 commentaire

  1. hop over to this website Repondre

    I just want to mention I’m newbie to blogs and honestly loved this web-site. More than likely I’m want to bookmark your website . You definitely have impressive article content. Cheers for sharing with us your blog.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les elements en (*) sont requis