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Beau, riche et ….

La campagne électorale pour les présidentiels est lancé officiellement depuis hier. Même si la pré-campagne a déjà été d’une ampleur sans précédente, une nette augmentation de la température a été constatée. Evidemment et comme il fallait déjà s’y attendre, avec cette ouverture de campagne, c’est désormais la guerre des moyens qui est lancé et quelques candidats émergent logiquement du lot tandis que d’autres sont littéralement éclipsés. Deux critères majeurs sont donc déjà à retenir pour le profil du futur chef de l’Etat de notre pays : beau et riche. Pour le troisième, le quatrième ou le cinquième, il appartiendra à la sagesse et à la clairvoyance de l’électeur de les définir. Honnête, chrétien, homme d’église, artiste, intellectuel, opérateur économique, professeur émérite ? Le choix est large parmi les 36 engagés dans cette course qui promet d’être intense, animé et même engagée. Deux candidats seulement pourront aller en finale et même si le 1er tour s’annonce déjà explosif, le deuxième tour de cette élection dite « normale » sera certainement de tous les dangers. Quel avenir nous réserve le mois de décembre de cette année ? C’est cette incertitude qui hante les esprits à l’heure ou la majorité ne peut faire autre chose à part constater l’esprit de haine qui semble dominer cette élection. Sommes-nous à la veille d’une crise postélectorale sans précédente ? Les inquiétudes sont réelles à l’heure actuelle, notamment dans le milieu économique qui tourne quasiment au ralenti en attendant ce que demain nous réserve. Un seul point est porteur d’espoir en ce qui concerne les perspectives à l’heure actuelle : les Malgaches ont encore ras-le-bol d’une crise et veulent se tourner vers l’avenir. Mais les évènements du 21 avril 2018 ont montré qu’une minorité agissante est capable de bloquer tout un pays.

NIRINA RAMANANTSOA

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