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Attaquez le mal à ses racines

Deux actes de kidnapping en moins d’un mois ! Si ce n’est pas un acte de déstabilisation en cette veille de l’élection présidentielle comme l’a indiqué le Premier ministre, il s’agit d’un signe d’une épidémie d’insécurité. Les déclarations, de ce fait, ne suffisent plus pour mettre fin à ce fléau. Et rester immobile, sous prétexte qu’il est impossible de mener une enquête sans déposition de plaintes, ne constitue pas non plus une solution. Une cellule spéciale et une association des victimes ont déjà été créées pour tenter de freiner ce rapt sans cesse mais jusqu’à aujourd’hui les résultats semblent encore mitigés. Il n’y a que les exécuteurs qui sont toujours affichés comme des trophées. Tout le monde sait pourtant que le ou les cerveaux n’hésiteront pas à recruter des jeunes dès le lendemain pour exécuter un autre plan. Et ce sera un cycle infernal si nous nous contentons toujours d’une telle méthode de travail. Le pire dans cette histoire c’est que c’est le pays entier, donc tout le peuple, qui est insulté par de tels actes. Certains osent même avancer que Madagascar commence aujourd’hui à ressembler aux villes des narcotrafiquants où l’enlèvement et le meurtre sont quotidiens alors que ce n’est que « l’affaire » de quelques personnes. Il est ainsi temps de décapiter le cerveau de ce fléau. Et les moyens pour y arriver ne manquent pas dans ce pays, il y a déjà le Bureau indépendant anticorruption pour décapiter les auteurs de ce crime qui tentent d’amadouer certains magistrats. Le Service de renseignement financier est également là pour surveiller les flux de rançons liés à ces enlèvements. Et que dire des forces spéciales au sein de la Gendarmerie et de la Police nationale qui peuvent éliminer en un éclair les présumés voleurs dans chaque coin de rue ? Ce sont des bras armés capables de neutraliser les kidnappeurs. Mais l’important aussi est la collaboration de tout un chacun car les malfrats ne sont pas des aliens, ce ne sont pas des loups garous comme on voit dans les longs métrages américains, ce sont des voisins, des parents d’élèves ou des faux bienfaiteurs dans les quartiers. Le temps est ainsi venu pour repenser à la stratégie à adopter afin d’attaquer le mal à ses racines et mettre fin à ce long épisode de kidnapping.

VONJY RADASIMALALA

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