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Lucien Ranarivelo : «La bonne récolte diminuera les importations de riz en 2019»

Madagascar se dirige vers l’autosuffisance en riz. La Grande île devrait ne plus importer que 145 000 tonnes de cette denrée pour l’année 2019. Pour la campagne en cours, les opérateurs auront acheté 290 000 tonnes de riz pour combler le GAP en matière d’approvisionnement.

L’autosuffisance en riz sera atteinte d’ici 2020. Le Directeur Général de l’Agriculture (DGA) auprès du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAE), Lucien Ranarivelo assure que Madagascar ne devrait plus importer du riz d’ici deux ans. « Déjà en 2019, la quantité de riz à importer pour le pays sera réduite de moitié, c’est à dire 145 000 tonnes. La campagne d’après, l’autosuffisance devrait être atteinte», lance-t-il. Il affirme que pour cette année, le GAP entre les besoins du marché et la production rizicole tournera encore autour de 290 000 tonnes, ce qui représente 15% de la consommation totale intérieure.

Dans l’état actuel des choses, c’est-à-dire, avec une production estimée à 4,030 millions de tonnes, Madagascar est en mesure de répondre à hauteur de 85% aux besoins en riz du marché local. « A ce titre, la Grande île figure parmi les trois pays bénéficiaires du projet Africa Rice sur le continent africain à afficher un taux d’autosuffisance en riz supérieur à 80% », note-t-il. Les efforts entrepris par le pays pour accroître la productivité au sein de la filière commencent à porter leurs fruits. «Certes, le climat était fort favorable à l’agriculture lors de la dernière campagne, mais il faut quand même reconnaître que l’Etat malagasy a beaucoup fait pour ce secteur », souligne Lucien Ranarivelo.

Il affirme que pour la saison à venir, les services de la météorologie confirment que la pluviométrie sera encore une fois propice aux pratiques agricoles. D’autant plus, il y a très peu de risque en matière de catastrophe naturelle. La tendance haussière de la production de riz (+30% en 2018) devrait être maintenue. La majorité des infrastructures se trouvant dans les zones à forte potentialité rizicole a été réhabilitée et celles-ci ont beaucoup facilité la tâche aux paysans. Le DGA précise que les investissements réalisés au niveau des périmètres irrigués apporteront de meilleurs résultats au bout de deux ans.

Didier Rambelo

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