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FOURNITURE D’ELECTRICITE : La Jirama met en œuvre des solutions à court terme

Cette année sera marquée par une série de dispositifs visant à améliorer l’accès à l’électricité à Madagascar. Des solutions qui devront avoir des impacts immédiats, selon la Jirama

La Jirama balance la sauce. Et ce, en présentant les solutions à court terme que cette société projette de mettre en œuvre cette année, pour l’amélioration de l’accès à l’électricité à Madagascar. La liste des projets présentés par son directeur général, Olivier Jaomiary, durant la deuxième réunion du Club des électriciens de l’océan Indien, la semaine dernière, a été longue.

Cette année s’annonce très chargée pour la Jirama qui projette par exemple de mettre en place 45 centrales hybrides dans plusieurs régions de la Grande île. Tout en procédant en même temps à l’optimisation et le renforcement des centrales hydroélectriques existantes pour mieux faire face à la période d’étiage. Sans parler de la centrale photovoltaïque de 20MW à Ambatolampy, qui sera opérationnelle d’ici peu. «Côté équipements, la société d’Etat procèdera à l’installation de 8.500 compteurs intelligents, et au déploiement de 50.000 compteurs infalsifiables et prépayés, dans le but de sécuriser ses productions et ses revenus», a-t-il indiqué.

Cette réunion du Club des électriciens de l’océan Indien a également été une occasion pour chacun de ses membres de discuter des défis régionaux, entre autres la réduction du coût de production, l’optimisation et la fiabilisation de la production. Il s’avérait que le coût actuel de production à Madagascar est dans la moyenne de la région. Celui-ci est, comme l’a présenté Olivier Jaomiary, de 22 cents le kW, contre 35 cents pour les Comores, 30 cents pour les Seychelles et La Réunion. Maurice demeure le pays de l’océan Indien où le coût de production de l’électricité est le plus bas.

A noter que ce Club réunit les représentants des sociétés nationales productrices et fournisseuses d’électricité des Etats membres de la Commission de l’océan Indien dont la JIRAMA pour Madagascar, la MAMWE pour les Comores, l’EDF France pour La Réunion, la CEB pour Maurice, et la PUC pour les Seychelles. Une initiative qui entre dans le cadre du programme COI-ENERGIES, financé par l’Union européenne à travers le dixième Fonds européen de développement (FED). Après Madagascar, ce Club se réunira de nouveau aux Seychelles, au mois de juillet, toujours dans cette optique d’apporter des solutions pour l’accès à l’électricité de la population.

Rado Andriamampandry

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