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FISCALITE : 1700 planteurs de vanille entrés dans le secteur formel

Une opération de formalisation des opérateurs de la filière vanille a été lancée depuis quelques mois maintenant. Une filière, avec laquelle le Fisc compte bien augmenter ses recettes.

Elargissement de l’assiette fiscale. Et ce n’est pas le moindre, puisque le Fisc s’est depuis quelques temps lancer dans la formalisation de la filière vanille. 1700 planteurs de cette épice seront à formaliser dans le cadre du projet Sahanala, comme l’a indiqué le directeur général de ce projet, Damiana Rasoavinjanahary, dans le bulletin d’information du ministère des Finances, publié ce mois.
Ces planteurs de vanille seront ainsi incités à s’acquitter de l’impôt synthétique, qui représente 5% de leurs revenus annuels et seront versés presque intégralement aux collectivités territoriales.

Cette nouvelle approche en vue d’obtenir l’adhésion volontaire de ces paysans à cette démarche se doit ainsi d’être adoptée. « Il est certes question d’améliorer le taux de pression fiscale, mais également d’emmener sur le terrain de la légalité les secteurs et acteurs économiques qui se trouvent jusqu’ici dans l’informel », justifie-t-elle une telle décision.

Et l’enjeu est de taille. Quatre intervenants opèrent dans la chaine de valeur de la filière vanille, partant des planteurs vers les collecteurs, puis les acheteurs-préparateurs jusqu’aux exportateurs. « Les deux premiers maillons de cette chaine, à savoir les planteurs et les collecteurs sont en majorité dans le secteur informel. Cette situation induit d’une part un manque à gagner sur la recette fiscale de l’Etat, avec les 80 000 planteurs de vanille recensés dans tout Madagascar.

En tout cas, la direction générale des Impôts (DGI) semble bien finalement décidée à s’attaquer à des secteurs qui font gagner beaucoup d’argent mais rapporte peu à l’assiette fiscale. Ne serait-ce que pour cette année, un seul kilo de vanille verte se négociait auprès de ces planteurs autour des 100 000 ariary. Faut-il également rappeler qu’à part la vanille, le secteur minier, la pêche faisaient partie des secteurs auxquels le ministre des Finances, Vonintsalama Andriambololona avait d’ordonner un contrôle stricte, l’année dernière.

L’on s’attend alors que le Fisc trouvera le moyen de faire « pression », sur ces planteurs de vanille. Ce qui ne sera certainement pas une mince affaire.

Rado Andriamampandry

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