TwitterFacebook

ALAOTRA-MANGORO : L’usine d’engrais opérationnelle au mois de mars

Après quelques touches de finition, l’usine d’engrais d’Alaotra Mangoro sera opérationnelle au mois de mars. Une usine qui accroîtra davantage le rendement rizicole de cette région.

L’usine d’engrais de la région Alaotra Mangoro ouvrira bientôt ses portes. Les ouvriers s’attaquent actuellement à la charpente de la toiture, pour la livrer dès le début du mois de mars, comme l’a indiqué le directeur général de l’Agriculture de cette région, Samuel Rakotondrabe, hier. Financée par le fonds propre interne du ministère de l’agriculture et de l’élevage (MPAE), 2,5 milliards d’ariary ont dû être déboursés pour la mettre en place. L’Etat Indien pour sa part fournira l’équipement matériel pour la fabrication d’engrais.

STOCKS

Cette usine aura une capacité de production de 200 tonnes d’engrais NPK par jour. Une production qui sera vendue aux paysans de cette zone productrice de riz, à un prix plus bas que celui proposé par les sociétés privées. Selon ses explications, une structure qui gèrera les stocks et une autre qui assurera la distribution devront également être mises en place. Mais celle-ci relève de la prérogative du MPAE. « L’essentiel, c’est que cette usine de production offrira la quantité d’engrais dont auront besoin ces paysans. L’insuffisance de cet intrant a jusqu’à ce jour limite leur rendement moyenne à trois tonnes par hectare. Alors nous espérons que cette infrastructure accroitra davantage la capacité de production d’Alaotra Mangoro, qui n’est autre que le premier grenier à riz de la Grande Ile », poursuit-il. A noter que pas moins de 300 tonnes d’engrais ont été utilisé par ces paysans, ne serait-ce qu’en mois de janvier,

Cette région prévoit d’ailleurs de produire plus de 500 000 tonnes de riz pour cette campagne, avec une condition climatique qui lui est actuellement favorable. Reste cependant à octroyer plus de semences pour ces derniers car sur les 400 000 tonnes dont ils auront besoin, seulement 40 leur ont été fournies. Mais en tout cas, selon le directeur de cabinet du MPAE, Mamitiana Jocelyno Jaonina, « les conditions pour assurer une bonne récolte sont réunies. Les rizières ont eu de l’eau comme il le fallait et les infrastructures hydrauliques ont également assuré leurs rôles ».

Rado Andriamampandry

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les elements en (*) sont requis

*