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Politique culturelle : Julie Iarisoa démocratise la danse

Démocratiser la danse, c’est la politique du studio Maray de Julie Iarisoa. Cette institution favorise l’ouverture interdisciplinaire mais vise également l’ouverture de l’art au public.
Après avoir porté haut le nom de Madagascar à l’international, avec la danse contemporaine, Julie Iarisoa se lance dans la démocratisation de la discipline à travers le studio Maray. Elle l’a ouvert en 2015, avec le soutien financier de l’«Ecole des sables» de Sénégal.
La promotion de la danse n’est pas encore une priorité à Madagascar, alors que c’est une discipline qui pourrait contribuer au développement personnel.
Cette année, la chorégraphe compte ainsi renforcer la politique culturelle et artistique de son studio, en favorisant la facilité d’accès à l’art. Cela constitue une véritable mission éducative.
«J’ai constaté que la danse n’est pas encore une discipline accessible au grand public. Soit les cours de danse ne sont pas toujours abordables, soit c’est vraiment une question de mentalité où l’appréhension prenne le dessus, malgré la passion. Chez Maray studio, il est donc question d’inciter le public à s’intéresser à un domaine culturel», explique la chorégraphe.

ACTIVITE

Le studio Maray a comme principale activité, des ateliers de danse entre autres, la danse contemporaine, le Maray, le hip hop et récemment le fitness. Il développe également le concept de la «danse pour tous» et des séances gratuites pour les personnes âgées entre 5 à 30 ans, tous les samedis.
L’initiative de Julie Iarisoa ne se résume pas à l’ouverture de la danse au public mais surtout l’ouverture de la danse à d’autres disciplines. Le studio se présente ainsi comme un véritable laboratoire artistique, véhiculant les échanges et les partages. Les différentes résidences sont conçues pour l’épanouissement des artistes dans leur production.
Remby, flutiste, Odon Rakotoarisoa, percussionniste, Bienvenu Randrianirina danseur hip hop et quelques artistes nationaux et internationaux sont parmi les artistes qui contribuent à ce travail. Le studio accueille également des danseurs provenant des autres provinces du pays.
Contrairement à la musique ou autres disciplines, la danse reste peu exploitée et peu soutenue à Madagascar. D’où l’effort des danseurs et chorégraphes malagasy qui, depuis quelques années, promeuvent cette démocratisation de la danse, une mission en voie de développement.

ANNICK SEDSON

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