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Photographie : Des lutteurs de « Moraingy » vus par Christian Sanna

Pour une première exposition sur sa terre natale, Christian Sanna offre un spectacle photographique aux amateurs de cette discipline et aux passants du côté d’Analakely, une facette de la culture malagasy à travers sa collection « Moraingy ».

Les passants ne peuvent passer sans lever les yeux lorsqu’ils prennent la rue du côté de l’Institut français de Madagascar. Depuis quelques jours, les photographies de grande taille du photographe Christian Sanna ornent les murs extérieurs de l’établissement. Incitant la curiosité, l’artiste invite le public à découvrir ou à redécouvrir le sport traditionnel malagasy le « Moraingy ».

L’exposition proprement-dite a été ouvert hier au grand public et à part les photos géantes, l’artiste poursuit sa présentation avec quelques clichés sur les cimaises de la galerie de l’institut. A travers « Moraingy », le photographe semble avoir une histoire à raconter, un témoignage à transmettre ou une culture à mémoriser.

Le « Moraingy » est connu comme étant un sport de combat traditionnel qui jadis, fut un moyen de défense, un entrainement à guerre ou un simple jeu. Nombreux jeunes lutteurs malagasy le pratiquent encore, surtout dans la partie Nord Ouest de la Grande île. En optant pour des prises en noir et blanc, Christian Sanna a su saisir les moments ou les gestes caractériels d’une ambiance de lutte souvent amicale mais très physique, sur l’île de Nosy Be, la ville de son enfance.

Rien n’échappe à l’objectif du photographe que ce soit les instants de préparation aux combats ou les tensions sur le « Ring » poussiéreux, où l’engouement des lutteurs s’intensifie, déterminés à remporter la partie. Des gestes précis, des expressions intimidantes, des regards fixantS, une concentration imperturbable dans une atmosphère battante… Christian Sanna a réalisé un véritable documentaire photographique dans lequel les lutteurs ne sont pas des simples combattants mais à travers leurs luttes, ils gardent et préservent une facette de leur culture.
Cette exposition est à découvrir jusqu’au 21 juillet. Et c’est une aubaine pour les amateurs de photographie puisqu’il s’agit d’une œuvre d’un photographe talentueux, qui malgré l’éloignement, son cœur et sa passion restent pour Madagascar. Cette collection a été présentée à la 11ème édition des Rencontres de Bamako, la Biennale africaine de la photographie, en 2017.

Annick Sedson

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