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Exposition : «Modernisation et mensonge» dévoilée par Fabrice Guerra

La découverte artistique s’enchaîne à l’Is’Art Galerie. Les toiles d’un artiste peintre saint-marien sont suspendues sur les cimaises du lieu, exprimant des visions sur la «Modernisation et mensonge». Ses œuvres tendent à la réflexion d’une réalité sociale et culturelle malagasy

Tsiassa Fabrice Guerra est un nom qui n’est pas encore connu des inconditionnels de l’art visuel de la capitale. C’est la première fois que ce peintre originaire de l’île de Sainte-Marie expose à Antananarivo, à la conquête du public local. Ses œuvres ornent les locaux de l’Is’Art Galerie depuis hier, jusqu’au 19 septembre.

Une dizaine de toiles hautes en couleur, c’est ce que Fab, son nom d’artiste, tente de convaincre les amateurs de la peinture et le pari semble gagné puisqu’il se montre être un artiste avisé, bourré de talent et apparemment, a beaucoup de choses à dire. Son exposition s’intitule «Modernisation et mensonge».

Des jeux de couleurs flamboyants et captivants retenant facilement le regard des visiteurs, le peintre aborde un phénomène social qui interagit avec la culture malagasy contemporaine. Ses œuvres divulguent les impacts de la «modernisation» ou de la «mondialisation» dans le quotidien de la population malagasy. Une idée contradictoire émane de ses tableaux où face à ces phénomènes, son peuple semble être «prisonnier» d’une réalité incontrôlable. Ce dernier vit dans l’insécurité totale, perd ses racines culturelles. Il dénonce discrètement le système politique qui, par la corruption, contraint les malagasy à vivre de nouvelles cultures, des nouveautés qu’ils ne sont pas encore prêt à s’y adapter…

Autodidacte

Tsiassa Fabrice Guerra est autodidacte. «J’ai surtout appris à travers des livres que je prend régulièrement à l’Alliance française de Sainte-Marie. J’ai évolué en parcourant les œuvres et les techniques utilisées de tous les siècles, surtout celles des grands peintres européens du 16, 17 et 18ème siècle», a-t-il confié.

Pour une première fois dans la ville des Mille, Fab se dévoile comme un artiste engagé et talentueux qui sait harmoniser concept et technique pour exprimer le fond de ses pensées. Pour cette exposition, il a amené deux de ses anciens tableaux de Sainte-Marie qui sont peint à l’huile. Des portraits qui renvoient son attachement à son peuple, son pays et sa culture. Quant au reste, ce sont les fruits de son séjour dans la capitale, ils sont à l’acrylique, une technique que l’artiste pratique occasionnellement mais il peut s’en féliciter du résultat, ils sont justes époustouflants.

Annick Sedson

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