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Événement : Démocratisation de l’art durant le «Festival d’art urbain»

L’art urbain exploré dans toutes ses facettes, c’est bien sûr la 5ème édition du «Festival d’art urbain» de La Teinturerie. Une semaine de vie artistique que les artistes participants ont partagée à la population de la capitale, dans une ambiance festive.

La ville et la population d’Antananarivo entrent dans une nouvelle ère avec le renforcement des activités proposées par le «Festival d’art urbain» ou FAU des artistes de La Teinturerie et ses collaborateurs. Une semaine s’est passée, et l’évènement a laissé ses empreintes dans l’âme de la capitale et de ses habitants.

Des manifestations en pleine rue ont marqué la semaine. Des shows et des performances de danse, de parkour, de musique, de beat box, du slam, du deejaying…, invitant les riverains à découvrir les multiples facettes de l’art urbain. Cela s’est amplifié lors de la clôture qui s’est tenue samedi dernier au jardin d’Andohalo, avec les animations musicales des artistes comme la chanteuse Fifih, la team Turmtblism qui excelle dans l’animation DJ à l’ancienne, Basy Gasy, Olo Blaky et un rappeur atypique de Congo, Martial Pa Nucci qui est un fervent activiste, en exil artistique au Burkina Faso.
L’ambiance festive et populaire ne manquait pendant le festival, dégageant une sorte d’onde positive où c’est la culture urbaine qui faisait un pas vers le public. Cela impliquait également l’accès à l’art, une politique que les artistes et les organisateurs tentent de véhiculer. Cet esprit fut d’ailleurs prononcé à travers la réalisation des fresques murales.

Street art

«L’on sentait l’intérêt des riverains pour le street art, ils manifestaient leur engouement en s’empressant à faire des selfies devant les œuvres réalisées. Cela enchantait les gens, les passants, car les fresques représentaient de nouveaux paysages urbains», explique le coordinateur de programme de La Teinturerie.

Les fresques intriguent les uns ou dérangent les autres, des places publiques ont été effectivement envahies par le street art, une des figures de l’art urbain que beaucoup de jeunes malagasy commencent à apprécier. L’on parle souvent de «vandalisme» mais pour cette édition, ce n’était pas vraiment le cas, vu que les organisateurs de cet événement ont eu la faveur des autorités locales pour ce projet consistant avant tout à embellir la ville.

Annick Sedson

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