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Sécurité : Un mois d’amnistie pour les détenteurs illégaux d’armes à feu

Dans le cadre du «Mois de l’amnistie», le ministère de la Défense nationale a donné un mois aux détenteurs d’armes à feu pour légaliser leur situation auprès des autorités. Entre-temps, le recensement des armes à feu dans le pays se poursuit

Le ministère de la Défense nationale va donner un délai d’un mois, du 14 septembre au 14 octobre, aux détenteurs illégaux d’armes à feu sur tout le territoire national. Ce projet appelé «Mois de l’amnistie» est financé par les Nations unies dans l’objectif d’éradiquer l’insécurité. Un atelier dans le cadre de ce projet s’est tenu à l’hôtel Ibis Ankorondrano hier.

«La prolifération d’armes à feu illégales dans le pays n’est plus un secret, que ce soit pour les autorités ou la population. C’est pour cette raison que le gouvernement à travers le ministère de la Défense nationale, a utilisé tous les moyens pour trouver de l’aide afin d’y mettre fin. C’est ainsi que les Nations unies à travers son Centre régional pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), ont répondu à notre appel. Elles vont partager ainsi leur compétence», a déclaré le ministre de la Défense nationale, le général Béni Xavier Rasolofonirina.

Outre l’enregistrement des détenteurs d’armes à feu qui ont une autorisation légale, le mois de l’amnistie sera également l’occasion de détruire les armes à feu illégales. Les citoyens pourront ainsi déposer ces armes sans pièces d’autorisation aux autorités compétentes pendant cette période. «Les personnes qui ramènent les armes sans autorisation entre les mains des forces de l’ordre ne seront pas sanctionnées, à condition que cela soit effectué durant le mois de l’amnistie. Une fois rassemblées, ces armes seront détruits en publique», a souligné le ministre de la Défense nationale.

À part les Nations unies, le ministère de la Défense nationale collabore également avec d’autres ministères concernés dans cette lutte. Il s’agit notamment du ministère de la Justice, celui de la Sécurité publique, ainsi que le Secrétariat d’État chargé de la Gendarmerie nationale.

Selon les informations reçues, la circulation d’arme à feux illégales dans le pays est due à plusieurs raisons. C’est notamment le cas des crises politiques comme en 2002, durant laquelle des armes passées entre les mains des réservistes n’ont pas été remises aux autorités. À cela s’ajoutent les mutineries qui se sont déroulées entre 2009 et 2014, comme celui à la Base aéronavale d’Ivato (BANI).

Tsilaviny Randriamanga

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