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Manifestation de l’opposition : Les étudiants seront-ils les martyrs de la dernière chance ?

Les parlementaires de l’opposition semblent toujours à la recherche de nouveaux martyrs pour parvenir à leur fin. Après plusieurs échecs, les étudiants ont été incités à manifester dans la rue pour faire un remake des événements de 1972, 1991, 2002 et 2009, avec un seul but : faire tomber le régime

Est-ce le coup de grâce tant convoité par l’opposition pour faire tomber le régime cette semaine ? L’exécution du plan d’hier pour faire sortir les étudiants de l’université d’Ankatso afin de grossir les rangs des manifestants sur la place du 13 mai semble le confirmer. Aussi, faut-il rappeler que les étudiants ont été toujours instrumentalisés en vue de déstabiliser, voire faire tomber un régime depuis l’indépendance. Les événements de 1972, 1991, 2002 et 2009 en témoignent. Le pire est qu’ils ont été toujours encouragés à verser leur sang afin d’encourager un soulèvement populaire.

L’événement d’hier confirme une fois de plus ce plan diabolique de l’opposition. Vers 9h45, les députés de l’opposition et leurs partisans munis d’une voiture tout terrain déjà équipée de sonorisation, ont traversé le campus de l’université pour faire sortir les étudiants de leurs salles de classe. Hanitra Razafimanantsoa et Lanto Rakotomanga sont même descendues dans les cathédrales respectives de la faculté de Médecine, de Droit, économie, gestion et sociologie (DEGS), afin d’encourager les étudiants à les rejoindre. Faut-il rappeler encore que ce sont ces deux facultés qui ont le plus d’étudiants à Ankatso ? Une fois les cours suspendus, ils ont obligé les autres facultés à cesser aussi leurs cours. Le but étant de faire sortir les étudiants dans la rue pour faire face aux forces de l’ordre qui se sont postées à l’arrêt de bus. C’était l’objectif final. Car si les forces de l’ordre devaient répondre aux provocations comme la perturbation de la circulation ou les actes de vandalisme, le sang risquait de couler.

Mais le bilan tant attendu n’était pas arrivé. La plupart des étudiants se sont seulement regroupés sur la grande cour de l’université. «Cette manifestation ne nous concerne pas car elle ne revendique ni la demande de bourse, ni la reprise des cours. Nous sommes même en train de terminer l’année universitaire alors, nous ne faisons qu’y assister pour éviter d’être cadenassés à l’intérieur de la salle», ont confie quelques groupes d’étudiants. Et à quelques mètres plus bas, les forces de l’ordre ont seulement surveillé d’éventuels débordements et n’ont pas répondu aux provocations.

Après cet échec, on se demande quel autre plan les députés de l’opposition vont encore sortir. Force est de constater que les actes de déstabilisation menés depuis quelques semaines n’ont pas atteint le résultat escompté. Les fonctionnaires ont été en effet les premiers à appeler à se sacrifier. Mais ils ont boudé la place du 13 mai. Après, ce sont les lycéens qui ont été instrumentalisés pour semer le chaos dans la capitale et dans quelques grandes villes. Mais cette manœuvre s’est soldée par un échec. Les parents et les écoles privées ont haussé leur voix pour ne pas sacrifier les jeunes. Quand ce plan n’a pas marché, les 73 députés ont par la suite invité la population à faire une grande marche vers le palais d’Iavoloha, une zone classée zone rouge. Elle a été annulée à la dernière minute car personne ne voulait devenir un martyr pour porter au trône l’opposition. Cette fois-ci, les étudiants étaient-ils la carte de la dernière chance de l’opposition pour arriver à leur fin grâce à leur sang versé ?

Lucia Rasoa

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