TwitterFacebook

Lois électorales : Rahajason dénonce une manipulation médiatique

Le ministre de la Communication Harry Laurent Rahajason a réagi à la situation qui a suivi l’adoption des textes électoraux. Il a souligné que certaines presses utilisent l’ignorance de la population pour faire passer des rumeurs autour de ces textes

Le porte-parole du gouvernement, Harry Laurent Rahajason a apporté son point de vue sur la situation actuelle, notamment sur le débat autour de l’adoption des textes électoraux. Il a pour cela cité le cas de certaines presses qui pratiquent selon-lui une manipulation médiatique. Cela en prenant compte des rumeurs autour de ces textes que quelques presses privées essaient de véhiculer depuis quelques jours.

«Malheureusement, l’investigation ne figure pas encore dans notre culture politique et journalistique. De même pour le recoupement que certains journalistes ont presque oublié de faire. Par conséquent, certains d’entre nous ne font que se contenter des informations préparées à l’avance que ce soit dans les conférences de presse ou sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas étonnant de voir ainsi paraitre de fausses informations dans certains journaux et medias», a déclaré le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Harry Laurent Rahajason.

Pour soutenir son propos, le porte-parole du gouvernement est revenu sur les situations depuis l’arrivée de ces textes au sein du Parlement. « Malgré la publication de ces textes sur le site-web de la Primature, certaines personnes osent encore dire que la population n’est pas au courant du contenu de ces textes », a-t-il souligné. Il a par ailleurs soulevé que certains journalistes profitent de l’ignorance de la population et reportent ainsi de fausses affirmations autour de ces trois projets de loi organique. Au lieu d’expliquer le contenu de ces textes, certaines presses privées se contentent seulement des propos des politiciens qui ne sont pas d’accord avec ; d’après toujours son explication.

OPPOSITION

Mais en tant que porte-parole du gouvernement, Harry Laurent Rahajason n’a pas manqué de réagir face aux affirmations de l’opposition à l’Assemblée nationale. Ces derniers qui indiquent que le gouvernement a fait un coup de force dans l’adoption des textes qui vont régir les élections. Il a ainsi rappelé la situation à l’Assemblée nationale lors du travail de commission pour l’adoption de ces textes, où certains députés ont osé faire entrer de force des journalistes durant la séance. Ce geste est pourtant contre le règlement intérieur du Parlement qui dispose que les travaux de commissions devront être effectués à huis-clos. De même lors de l’adoption de ces textes où ces mêmes députés ont osé quitter la salle de séance pour afficher leur opposition à l’adoption de ces trois projets de loi. « Qu’est ce qui prouve que ces textes ont étés adoptés par coup de force si les députés sont sortis de la salle de séance durant le vote ? », s’interroge-t-il.

TSILAVINY RANDRIAMANGA

« La lettre de mise en demeure ne vise pas un organe particulier »

Face à la réaction de quelques presses privées sur la lettre de mise en demeure lancée par le ministère de la Communication, le ministre Harry Laurent Rahajason a apporté son explication. Ainsi, il a indiqué que cette lettre est fait à l’endroit de tous les journalistes qui ayant enfreint les règles de ce métier et non pas d’un organe particulier. Ce haut responsable a par ailleurs souligné que la lettre vise à redorer le blason du métier de journaliste qui est sur le point de devenir un moyen de diffamation et de partage de fausses informations.

« En tant que ministre de tutelle, il est de mon devoir d’avertir ceux qui sont sur le point de salir le nom des journalistes. Je constate actuellement que certaines maisons de presse ont mal réagi à cette lettre qu’ils considèrent comme ayant été dressé à leur endroit. Or, je n’ai cité aucun nom d’organe de presse ni de journaliste dans cette lettre. Elle est adressée à tous ceux qui travaillent dans la presse », a affirmé Harry Laurent Rahajason.

A l’entendre, cette lettre de mise en demeure fait suite aux cas qui ont été constaté depuis environ un an. Cela par la présence des informations non recoupées qui avaient crée une psychose chez la population et qui avaient conduit le ministère à dresser des avertissements. Malgré cela, les cas de désinformation et de diffamation existeraient encore, ce qui aurait conduit Harry Laurent Rahajason à prendre cette mesure. « Comme le stipule la loi, la lettre de mise en demeure précède la poursuite judiciaire contre ceux qui continuent de dépasser les limites », conclut-il.

T.R

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les elements en (*) sont requis

*