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Gouvernement Ntsay : Riana Andriamandavy rejeté par le monde de la presse

L’Ordre des journalistes déplore la nomination de Riana Andriamandavy VII au ministère de la Communication. Il fait appel à tous les journalistes pour manifester leur mécontentement lors de la passation de pouvoir prévu ce jour

C’est le ministre qui avait enflammé les réseaux sociaux dès la proclamation des nouveaux membres du gouvernement Ntsay, lundi. Il s’agit de Riana Andriamandavy VII qui hérite du portefeuille de la Communication et des relations avec les institutions. Les réactions des journalistes ont fusé de partout pour condamner le choix d’un véritable novice à la tête de ce département très technique, tutelle du métier de la presse et des médias en général.
C’est l’Ordre des journalistes de Madagascar (OJM) qui avait crevé l’abcès en publiant un communiqué incendiaire qui déplore, entre autres, que la politique ait pris le dessus sur la technique pour un secteur qui a pourtant un rôle majeur pour promouvoir l’apaisement.
«Les journalistes ne sont jamais intervenus directement ou indirectement pour faire pression sur la nomination d’untel ou d’untel comme ministre. Néanmoins, nous sentons que les autorités n’ont accordé aucune considération à notre profession en privilégiant les intérêts politiques par rapport aux intérêts publics», stipule le communiqué de l’OJM, signé par son président Gérard Rakotonirina.

PROFESSIONNALISATION

Plusieurs reproches sont faits à l’endroit du nouveau ministre, à l’origine de ce rejet généralisé. D’abord et surtout, l’homme est un illustre inconnu dans le monde des médias et de la presse en particulier. Et pourtant, son département est le garant moral de la professionnalisation de ce secteur hautement sensible, notamment au niveau des chaînes publiques qui sont encore fortement liés à leur ministère de tutelle.
Par ailleurs, l’incompatibilité du personnage par rapport à l’éthique et la déontologie journalistiques dérange fortement. Riana Andriamandavy VII est un homme politique qui a déjà un passé très chargé. Un de ses derniers faits d’armes, entre autres, est d’avoir mené une manifestation devant le siège du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pour réclamer la libération de Claudine Razaimamonjy. Une prise de position en public dans une affaire particulièrement délicate, alors que l’image du ministre de la Communication incarne également celle de la liberté d’expression.
Bref, la prise de service prévue ce jour risque d’être particulièrement houleux, voire tendue pour Riana Andriamandavy VII. Déjà, l’OJM a lancé un appel aux journalistes pour que ces derniers viennent en masse à la cérémonie pour démontrer leur désaccord par rapport à ce choix. «Je lance un appel aux responsables respectifs pour que ce choix ne devienne pas une source de division», s’exprime Gérard Rakotonirina dans son communiqué.

Une vague de contestations contre les nouveaux ministres
Les personnels et les différents syndicats au sein de quelques ministères ont affiché leur mécontentement contre la nomination de quelques membres du gouvernement. Les plus contestés sont en grande partie les ministres redoublants et ceux qui ont changé de portefeuille. Il s’agit, entre autres, du ministre des Finances et du budget, Vonintsalama Andriambololona, du ministre des Postes et des télécommunications, Jean de Dieu Maharante, du ministre de l’Éducation nationale, Horace Gatien, ainsi que le ministre de la Fonction publique, Pierre Houlder Ramaholimasy.
Pour le secrétaire général de la Confédération des travailleurs de Madagascar (CTM), Barison Rakotomanga, la composition de ce nouveau gouvernement ne reflète pas l’attente des syndicats. Ces derniers se sont attendus à des ministres technocrates et non des politiciens.
Cette confédération syndicale a décidé par conséquent de manifester à travers une grande marche en direction des différents ministères à Antaninarenina, hier. Ceci, en passant au CEG Antanimbarinandriana pour récupérer les enseignants au sein de cet établissement scolaire, et les membres du syndicat des enseignants
À part le syndicat des enseignants, les trois syndicats au sein du ministère des Finance et du budget ont été également aperçus dans la marche syndicale. Il s’agit du Syndicat des agents de la Douane (Sempidou), du Syndicat des agents de l’impôt, et celui de l’Imprimerie nationale. Le président du Sempidou, Herizo Ramanambola a déclaré que la manifestation menée par ces trois syndicats sera dorénavant renforcée. D’autres comme les personnels du ministère des Postes et des télécommunications et du développement numérique quant à eux, ont décidé de brandir une banderole à l’entrée de ce ministère pour afficher leur mécontentement.

TSILAVINY RANDRIAMANGA

2 commentaires

  1. komi Repondre

    les employès sont toujours mécontent de leurs ministres qui à passé!!!dommage, la décision prise n’est pas pour une seule intérêt personnel mais pour l’intérêt de notre nation. Laisse lès finir son travail

  2. stepan Repondre

    Tout le monde peut dire ce qu’il voulait dire, mais il ne faut pas oublier qu’avant tout la préparation des élections sont prioritaires après cette naissance de nouveau gouvernement donc arrêter de manifester et de protester envers tous les démarches qu’on a fait.

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