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CENI : Lenteur suspecte de la publication des résultats

La CENI prétexte un alourdissement du processus de validation pour expliquer la lenteur suspecte de la publication des dernières tendances de l’élection du 7 novembre. En 24 heures, elle a pu traiter à peine 1,5% des bureaux de vote.

Que mijote la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ? En 24 heures, elle a pu traiter à peine 380 sur les 24.852 bureaux de vote dans tout Madagascar, soit près de 1,5%. À ce rythme, il lui faudra plus de deux mois pour pouvoir publier les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle du 7 novembre. Et pourtant, légalement, ces résultats devront impérativement être disponibles avant la fin de ce mois pour que le 2e tour puisse se tenir avant le 19 décembre.

Techniquement, avec sa vitesse actuelle, la CENI sera donc incapable de respecter ce délai, sauf si par miracle, la cadence s’accélère. D’ailleurs, le président de la CENI, Hery Rakotomanana, a déjà annoncé hier que la tendance finale devrait se dessiner au plus tard demain samedi. Ce qui signifie qu’un nombre significatif de bureaux de vote va pouvoir être traité en 48 heures. La question est donc de savoir, comment va-t-il pouvoir le faire avec la vitesse de traitement actuelle ? À moins qu’il ne s’agisse d’une lenteur volontaire et que la cadence de traitement va pouvoir s’accélérer au moment voulu. En tout cas, cette lenteur suspecte ne fait qu’alourdir l’atmosphère de suspicion mutuelle qui règne aujourd’hui et d’envenimer une situation qui est déjà tendue avec la publication de résultats différents par les candidats.

Selon les explications de Hery Rakotomanana, c’est la lourdeur de la procédure de traitement et de validation des résultats qui explique cette lenteur. D’après lui, les procès-verbaux sont d’abord scannés au niveau des SRMV puis transmis à la CENI via internet pour être traités en vue de la publication des dernières tendances provisoires. D’après lui, c’est l’arrivée des PV scannés qui bloquent, ce qui explique cette lenteur actuelle.

Mais comment la CENI peut-elle encore se faire surprendre par un blocage informatique, alors qu’il s’agit de l’un des points névralgiques de la tâche qui lui est confiée dans le traitement des résultats ? Depuis le temps que la date de l’élection est connue, pourquoi les super-informaticiens qui pullulent à Alarobia n’ont-il pas encore trouvé le moyen pour fluidifier la transmission ? Surtout que lors des présidentielles de 2013, le même problème est déjà survenu, ce qui signifie que, soit aucun effort n’a été fait pour améliorer les choses, soit que cette lenteur convient à la CENI. La tendance mondiale, y compris en Afrique, aujourd’hui est la capacité des autorités électorales à publier les résultats dans les jours, voire les heures qui suivent l’élection.

L’autre fait qui a du mal à cadrer avec les explications de Hery Rakotomanana concerne les localités des premiers résultats publiés par la CENI. Les statistiques publiées dans la nuit du 7 au 8 novembre à 1h du matin, par exemple, viennent de Mahajanga I, alors qu’à Antananarivo, les décomptes de voix ont été terminés depuis 19h. La connexion Internet est-il donc meilleure là-bas que dans la capitale, ou bien les agents électoraux manipulent-ils mieux l’informatique que ceux des autres localités à ces endroits ?

Tout ceci pour dire que la rapidité de publication des résultats, même s’ils ne sont que des tendances, fait également partie des obligations qui incombent à la CENI. De cette rapidité dépend le calme qui devra suivre le scrutin, surtout à l’heure où les nouvelles technologies permettent à chacun de manipuler et de publier des résultats non-vérifiés sur Internet et dans les médias.

Nirina Ramanantsoa

6 commentaires

  1. Harena Repondre

    Eny misy fitarazonana ny asan’ny CENI fa na dia izany aza tokony hitandro mandrakariva ny fitoniana isika vahoaka fa tsy hikorontana ary tsy ho mora voatarika amin’ny zavatra ratsy.

  2. Tsix Repondre

    Mbola tsy fotoanan’ny fitsara izao aloha fa mbola ao anatin’ny vanim-potoana amin’ny fanisana isika. Rehefa mihoatra ny fotoana dia izay vao tokony mihevitra izay azo heverina isika.

  3. komi Repondre

    Lasa hararaotin’ny sasany ilay fitarozanan’ny famoan’ny CENI vokatra fa miantso ny rehetra ho tony hatrany fa aleo miasa milamina ao anatin’ny mangarahara hatrany mba ho eken’ny rehetra izay vokany eo mba hiteraka filaminana eto

  4. Tonny Repondre

    Ekena fa miadiana ny fomba fiasan’ny CENI fa saingy ny vokatra havoakany ihany no azo antoka amin’izao,araka izany miatso ny rehetra mba ho tony,amin’izao vokam-pifidianana izao.

  5. Mauricia Soameva Repondre

    Samia mitony, efa nanome toky antsika ny CENI mikasika ny fahadiovana sy fangaraharan’ny fifidianana, ka noho izany tsy hisy akony ratsy any amin’ny valim-pifidianana ny olana ara-teknika sedrain’ny CENI.

  6. Tony Repondre

    Tsy tokony ampisy olana izany satria valiny madio sy mangarahara no tena ilaina. Tsy misy mahamaika io fa zavatra mari-pototra no ialina.

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